voici les coquillages

voici les coquillages et la berge au souvenir de l être à la pureté transcendantale
s élèvent à jaillir les horizons
les champs profonds
les segments de pensées à venir
et la beauté qui revient vers la profondeur à travers les vallées
et c est ce pour quoi toujours tu es
c est aussi le champ ouvert des milliards d étoiles en engendrement : enfantement du monde
et dans la proximité des galets retentit l arrière saison en éternité
si proche de ton coeur serein
de ton front pensif
c est donc en sa splendeur le printemps en marche
pour incendier les cercles :
les cercles de pensée et les atomes brûlent
et chaque matin qui atteint à l extase est une perle de l être
quand l onde épuise l étendue l insigne rencontre l inespéré
et chaque vivant n a lieu qu une fois
proche ou lointain regardes tu l abîme si vite ?
mais il est midi sur le sentier des étoiles et des souris
pourtant c est seulement l après midi
que trois rivières sont en entente
à l ombre des branches aériennes du temps qui cligne d un oeil
l espace interstellaire
le sens et de la totalité
éclair des intelligences
proche si lointain
en toi l univers est conscient
solitaire aussi à ton autre versant
les étoiles s imbriquent dans la cloison de la chambre vide les nuits éblouies
et c est la plus radicale extension de ce qui est
et certes l univers le dit
à travers toi il dit l être

Vladimir Muhizi


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